Frappés,
on ne leur vole rien
Mercredi, 16 h 30. Deux hommes
cagoulés et vêtus de noir se présentent devant la porte de Monique
et Francis Sponne, deux retraités de 62 et 61 ans habitant dans la
rue du Château avec la mère du second, âgée de 83 ans.
Par où ces individus ont-ils pénétré dans la propriété ? A priori
par la forêt qui la borde à l'arrière. En effet, les voisins, dont
certains se trouvaient pourtant dehors au même moment, déclareront
plus tard ne pas avoir vu ni même entendu de personne ou de véhicule
dans cette petite rue peu passante.
A
16 h 45, les agresseurs prennent la fuite sans avoir rien dérobé
Sitôt la porte forcée, les intrus
s'engouffrent dans la maison et se précipitent sur les trois
occupants qu'ils frappent au visage. Ils leurs demandent où se
trouve l'argent. « Ils ont ensuite regroupé les trois personnes dans
la cuisine et ont entamé une fouille sommaire de la maison »,
explique Caroline Nisand procureur de la Rébublique à Saverne ! (*).
Profitant de cet instant d'inattention, Monique Sponne parvient à
sortir de la maison pour trouver refuge au domicile de ses voisins
(lire ci-dessous) et donner l'alerte.
Il est alors 16 h 45, et les agresseurs prennent la fuite sans
avoir rien dérobé. Cette fois encore, aucun des témoins, pourtant
désormais avertis, ne les voit ressortir par l'entrée principale. Ce
qui accréditerait l'hypothèse qu'ils aient emprunté le même chemin
qu'à l'aller : celui de la forêt.
Les victimes souffrent d'hématomes, mais leurs vies ne sont pas en
danger
Les deux hommes laissent derrière
eux les trois Schirmeckois blessés, mais tous conscients. Les
victimes sont prises en charge dans un premier temps par les voisins
avant l'arrivée des secours.
Les pompiers de Schirmeck, d'Urmatt et une ambulance privée les
évacueront ensuite vers le CHU Hautepierre de Strasbourg. Souffrant
d'hématomes et en état de choc, les victimes -dont les vies ne s!
eraient pas en danger- étaient hier en début d'après-midi toujours
hospitalisées et n'avaient pu être entendues par les enquêteurs.
La brigade de recherches de Molsheim a été saisie de l'enquête.
Mercredi en fin d'après-midi, les gendarmes de la communauté de
brigades de la Haute Bruche ont patrouillé dans Schirmeck et ses
environs pour retrouver trace des auteurs. Ils ont également procédé
à des contrôles d'identité, tandis que des membres de l'identité
judiciaire collectaient sur place les éléments utiles à l'enquête.
O.T. et H.M.
© Dernières Nouvelles
d'Alsace - 5.9.2008